
Il se fait que la vie prenne souvent des chemins inattendus…
J’ajoute A-15 done :)!

Il se fait que la vie prenne souvent des chemins inattendus…
J’ajoute A-15 done :)!

Des sanglots longs
Des larmes diamants
Des violons
Au son d’un piano
De l’automne
Temps monotone
Au souvenir d’unVerlaine
Mon printemps rayonne
En soie et laine
J’attends l’hirondelle
Le goût du miel
Soleil chatoyant
Au bout d’un crayon
Se dessine un avenir
Comme pour me dire
Les feuilles mortes
De ça, de là
Renaissent là.

Quand ses pieds frôlèrent le sol de cette terre de maures sauvages, les rais du soleils pénétrèrent avec une telle force la pupille de Philippe qu’il en resta abasourdi pendant de longues interminables secondes. Une fois les yeux ouverts et habitués à la lumière foudroyante du jour, Philippe ne put décerner la longue silhouette de son maître à ses côtés, il constata avec horreur que sa laisse avait été lâchée et qu’il errait seul parmi la marrée humaine qui dévastait les quais du port.

Philippe fut nommé ainsi en hommage au roi de France Philippe Le Bel, non pas qu’il fut d’une quelconque beauté mais pour la déconcertante raison que son propriétaire M. U. se disait un des derniers descendants du fameux roi de marbre.
M. U. décida dès ce jour là d’adopter un chat noir et de le nommer Philippe le Bel, à l’effigie de son ancêtre damné, pour conjurer la malédiction.
Philippe mangeait énormément, ou plutôt le forçait-on à manger pour afficher une bonne santé et cette bourse bien remplie de son maître extravaguant. Rien à y faire. On aurait dit que Philippe était d’une race qui arborait fièrement ses origines de chats miteux et chétifs jusqu’à les emporter dans la tombe.

« Peut être méprise-t-on beaucoup celui qu’on tue…mais moins que ceux qui ne tuent pas ! »
André Malraux, La condition humaine.
Nous hasardons-nous souvent à donner une signification à nos existences bien ternes ? Nous arrive-t-il de nous remettre en cause en notre époque indifférente aux questions existentielles ?
Il m’a fallut toute une myriade d’atrocités, une déflagration d’injustices et une misère à satiété pour que je me sente désarmée, impuissante et drôlement petite ! Dégoûtée par ma condition et celle de mes semblables, aigrie par l’absurdité des guerres, la cruauté humaine, l’ambition démesurées des hommes, la férocité et la barbarie de ceux qui torturent et massacrent leurs adversaires…les brûlent vifs dans la chaudière d’une locomotive hurlante…ce sifflet perçant de la locomotive qui viens d’engloutir un combattant…La condition humaine !
Sur les pages des journaux, les écrans et les visages masqués se dessine une fresque de destins tantôt parallèles tantôt convergents, une frasque entre la peur et la souffrance, le sacrifice héroïque et le terrorisme inutile…
Le sort de l’humanité est le même et pourtant chacun approche la fatalité dans la solitude, vie son destin et cherche l’immortalité, perpétuel prolongement de l’erreur humaine, dans le déroutement de l'appétence…
Notre altitude devant les tumultes de l’existence demeure toutefois dissemblable, sans pour autant qu’il nous soit attentiste de l’assumer dans ce qu’elle incarne à la fois de vil et d’émérite, de contradictoire !
Il me souvient l’histoire d’un rêveur solitaire qui rejetait la morale collective. Il se considérait comme un homme hors du commun. Voulant éprouver les limites de la liberté, il se livra à la dérogation effrontée de l’ordre moral, se donna le droit d’ôter la vie d’autrui pour le bien de l’humanité ! Le jour où il se retrouva net devant l’image menaçante de la conscience, il dut tout bonnement se livrer à la justice des hommes, se sauver moralement et rejoindre la lumière pour se laisser délester à quelque port…renonçant à la lutte, se ravisant devant la vanité de l’héroïsme surhumain, s’agrippant aux valeurs élémentaires de l’homme pour y trouver l’essence originelle de sa condition…Il commit le Crime et subît sans mansuétude le Châtiment !
Me souvient pareillement l’histoire de cet Etranger qui se refusait à jouer le jeu du repenti, du mensonge, car la vérité n’est pas la réalité qu’on renie, mais c’est ce qu’on rajoute à cette réalité.
Cet homme qui ne retrouvait pas les larmes à la mort de sa mère, fini par tuer et être condamné à mort. Il refusât les consolations religieuses et mourût en s’ouvrant à la tendre insouciance. Il fût étranger dans le monde où il vivait, erra dans les faubourgs de la vie solitaire, sensuelle, individuelle qui obligeait sa condition d’Individu…
Et puis il y a l’histoire de cette vie qui m’étouffe, de ce cri qui m’échappe ! Quoi nulle trahison ? Ce trouble qui gagne du terrain, entérine mes entraves et me promulgue la profusion des craintes, des rejets…la confusion ! Le pourquoi du comment et l’insatiabilité de savoir…la condition de mon individu !
Autant de questions existentielles ou simplement un déroutement temporaire, qui aujourd’hui me rejettent dans l’embrouillement d’une image floue reflétée par un monde nébuleux...
Juin 2004

Je ferme les yeux, j’appui très fort sur les paupières mais je n’arrive pas à fuir.
Je n’essaye pas de retrouver Morphée, je voudrais juste faire semblant…essayer d’éclater ces idées noires qui m’agacent…
Quoi nulle trahison ?
Sans peine un cœur qui languit à l’aube, seul dans son coin, solitaire dans un monde immense, parmi des êtres multiples…
J’essaye d’écrire ces pensées qui revenaient dans mon rêve telles un cauchemar, sans en être véritablement un, mais en vain…
J’ai découvert une chose fort intéressante en cette nuit peu lumineuse, acerbe et froide. Je n’arrive plus à voir en mes idées, je ne fais que l’apologie des sensations…
Mais l’être, donc moi, n’est pas seulement sentiments, il est raison et lucidité, il est bêtise et cruauté, il est cet amalgame de choses qu’on ne pourrait qualifier du seul mot…sentiments !
J’ai si souvent pensé à des histoires à écrire, me suis chantée des poèmes, élaboré des desseins d’avenir et des déclarations d’amour à commencer pas faire dès le lendemain…toutes ces choses prenaient vie dans ce laps de temps qui me séparait du sommeil. Un moment de félicité où tous les rêves sont possibles, où l’impossible se confond avec le possible pour donner dans un moment de rêverie l’autre dimension de la réalité…l’irréel.
Jamais aucune de ces histoires, aucun de ses poème, nul rêve n’ont pu voir le jour…je me suis toujours posée la question du pourquoi !
Cette nuit j’ai compris. Je n’ai jamais eu le courage de quitter mon lit douillet pour aller réaliser, ou seulement transcrire, ses rêves…j’ai toujours pensé : je le ferais demain !
Cette nuit, je me suis levée de mon lit pour aller immortaliser mes pensées sur une feuille blanche, ces rêves me tiennent tellement à cœur que je supporte de grelotter de froid alors que mon lit garde encore ma chaleur et la sienne. J’ai fait cet énorme sacrifice car le rêve de cette nuit est important…je rêve de dormir !

Une année de plus qui s’en va, des vœux de bonheur et de prospérité, des fleurs à offrir, un climat de fêtes…et moi dans tout ça ?
J’ai beau essayé de me trouver des résolutions pour l’année qui s’annonce, je n’y arrive pas !
Je sais seulement ce que je veux…
Je voudrais me fondre en toi, te revenir et me lover au fonds de ton torse comme au moment de la création…
Je voudrais remonter les temps, les siècles de l’humanité et demander à Dieu de ne pas me créer femme à part, juste me faire partie de toi…
Je voudrais être ta femme, ta mère, ton amie, ta fille, ton autre toi…
Je voudrais être une berceuse, une chanson bohème qui charmera ton esprit à la recherche du sommeil…
Je voudrais être un souffle d’air matinal pour te caresser, faire frissonner ton corps, te voir te vêtir de toutes tes armes pour me repousser et pourtant m’infiltrer à travers une minuscule petite fente pour me blottir contre toi…
Je voudrais être ce post-it que tu gardes constamment devant tes yeux, pour te rappeler les moments de bonheur qui nous rassemblent…
Je voudrais être le premier rayon de soleil qui se faufile d’entre tes stores pour t’attirer du sommeil, te dire ‘un bonjour amour’ et te câliner toute la journée…
Je voudrais être ce plat d’haricots que tu affectionnes tant pour que tu déguste, te rassasie et pense à moi avec délectation toute l’après-midi…
Je voudrais être ton refuge, le coin sombre, silencieux et paisible vers lequel tu accoures quand ça va mal…
Je voudrais être ta compagne, celle qui te regarderait avec fierté et amour en marchant sur tes pas, en s’agrippant à tes bras devant le monde entier…
Je voudrais être ce rêve qui te poursuit, cette ambition qui te fait courir, ce havre de paix qui t’accueillerait tendrement et te protégerait des tumultes…
Je t’aime.
Je voudrais que tu sois tout ce que je voudrais être…
Je regarde la neige à travers ma fenêtre, là au loin, aux sommets de ces immuables montagnes qui surplombent Marrakech et je rêvasse…
