jeudi, novembre 29, 2007

La révolution des déments

Une envie incommensurable me prend aujourd’hui de raconter une histoire. Non pas de celles qui ont prouvé par leur déroulement et le peu de traces laissées dans mon esprit, ma mémoire et mon cœur qu’elles étaient et resteraient finalement quelconques, mais une autre…de celles qui content, qu’on imagine ou imagine vivre, de celles qu’on lègue à la prospérité (et là je m’incline respectueusement devant mon enclin à être quelque peu prétentieuse et vaniteuse et à l’assumer amplement !)

Me souvient l’histoire lointaine, se situant pourtant dans un passé proche temporellement, d’une vie houleuse où j’ambitionnais de changer le monde. Oui rien que ça ! Changer le monde. Ebranler les idées ancrées dans les esprits sur les traditions, les usages, la famille, et ce qu’on peut faire chacun de notre petite vie insignifiante devant l’âge de l’humanité.

J’avais imaginé à l’époque une révolution basée sur des idées nouvelles. Faire tomber l’humanité dans une sorte de frénésie ambiante où le seul besoin commun à tous est de vaincre la peur de la mort. Devenir chacun un dieu et un esclave, une femme et un homme, l’enfant et le sage vieillard,… Ebranler simplement l’ordre établi des choses et perturber les esprits carrés confectionnés selon les lois d’institutions que nous n’avons nullement choisi mais que d’autres, reconnus plus courageux mais pas nécessairement plus intelligents ont put établir sans demander le consentement du vulgum pourtant numériquement dominant.

Ainsi donc, je renouvelle mon ancien vœu de vouloir changer la face du monde, non pas seule en me barricadant sur mes propres suppositions et résolutions totalement vaines et fortuites (elles l’ont manifestement été puisque je n’ai réussi la moindre petite révolution jusqu’à cet instant), mais en ralliant à ma cause tous les esprits qui se déchainent aujourd’hui à vouloir trouver une issue honorable à cette lute interne qui a peut être duré depuis les premiers élans de révoltes chez les uns et les autres.

Sans aller plus dans des détails fortuits. Je vous pose la question : « seriez-vous prêts à vous rallier à ma cause ? à rejoindre la société secrète aujourd’hui même et à oublier toutes vos autres résolutions d’antant ? »

Ah, je vous avertie, ne soyez pas pressés de donner votre consentement, sinon vous risquez de regretter votre empressement et de sombrer dans une sorte d’inquiétude qui pourrait nuire à vos bonnes volontés.


PS : C’était pour rigoler un bon coup…quoique…Dostoeivski me rend un peu démente ;)

dimanche, novembre 04, 2007

Un jour d'anniversaire

On est le douze Aout.

J’étais née pareil jour il y a vingt sept ans, à quatre heure du matin.

Je me suis réveillée à quatre heure justement aujourd’hui. Un cauchemar!

Ce n’est point excès de pessimisme mais juste une réalité, c'était un banal cauchemar, comme j'ai eu l'habitude d'en avoir.

J’ai passé une journée seule, ou plutôt esseulée…par moi-même coupée du monde volontairement. J’avais besoin de faire le vide, d’enlever la brume qui envahit mon esprit.

J’ai enlevé le brouillard, bronzé sur la plage, mangé une sole grillée à midi et laissé intacte la deuxième, erré dans ma voiture dans les deux boulevards de la ville…et mangé une pizza le soir.

J’ai pensé à mes parents, à mes amis…à tous ceux qui ont voulu me faire des vœux de bonheur et qui n’ont trouvé qu’une boite vocale.

J’ai découvert que je pouvais me faire kidnapper sans que personne ne s’en aperçoive.

Je peux notamment disparaitre pendant trois jours voire plus, sans que personne ne s’en inquiète. J’ai réussi à acquérir la liberté que j’ai toujours voulue avoir, tant et bien que désormais je suis une éternelle injoignable, une continuelle absente.

Et maintenant ?

Je n’ai qu’une seule envie. Dormir !

C’est dur de constater qu’on est si seule, laissant derrière nous parents et amis, qui au final se sont accommodés de l’absence...

Je vais dormir au risque de faire de ce jour une banale journée d’été. D’ailleurs que peut être ma naissance et mon déclin ? Une banale vie, ‘Une mouche est venue et puis s’est envolée’ dirait Khayyam !

Bonne nuit à moi et meilleurs vœux !

Essaouira, 12/08/07

jeudi, octobre 11, 2007

La princesse, ou comment régner (2)

De comment enchaîner les hommes qui avant d’êtres occupés vivaient sous leurs propres lois

Lorsque les hommes qu’on épouse sont accoutumés à vivre avec leurs lois et en liberté, il y a trois manières de les tenir : la première, les détruire (mais là on y gagne pas grand-chose si ce n’est l’ombre d’un mari) ; la seconde : envahir leur vie, maîtriser leurs éléments vitaux, en gros devenir l’air qu’ils respirent.
Et la troisième ? La résignation !
J’avais envie de dire la patience, mais un homme ne change jamais, les mauvaises habitudes demeurent, puisqu’elles ne sont que des caractéristiques innées qu’on voudrait prendre pour des secondes natures.
Nous avons donc une chance sur trois de réussir. Les femmes étant futées par essence, quoique c’est plus prudent de faire croire au contraire, elles réussissent très souvent la seconde manière : l’hégémonie !

Des ménages mixtes (au cas où vous auriez signé l’accord pour un deuxième mariage…idiote !)

Alors là je peux vraiment rien pour vous, mais je vais tout de même essayer pour toutes les femmes démunies de cervelle. D’abord ne vous faites pas d’illusion, c’est dans le nouveau et concurrent ménage que vont résider les problèmes. Il y aura une autre femme qui adoptera les mêmes stratagèmes pour arriver au même but final. Vous aurez le choix ou de déclarer la guerre sur deux fronts et risquer qu’ils ne s’unissent contre vous, ou de nouer ici et là des alliances qu’il ne faudrait avoir aucun scrupule à rompre quand le besoin s’y ressent.
Bref, instruisez vous un petit chouia et lisez Machiavel…au lieu de Sade !

samedi, octobre 06, 2007

La princesse, ou comment régner (1)

A moi, la magnifique (A vous aussi les filles)

Sans trop de tournures de phrases bien respectueuses et assez hypocrites pour introduire mon message, je te dis, Oh honorable moi, que je mets à ta disposition ma connaissance de l’histoire des grandes dames, notamment moi-même, pour te monter le chemin qui mène à la connaissance. Le savoir de comment régner dans ta maison, dans le cœur de ton chéri, sur son porte monnaie, dans sa famille, sur ses rêves et ses envies.

Ce qui suit, s’inscrit dans ce dessein claire et ostensiblement pressant.


Combien il y a de genres de ménages et comment on les acquiert

Tous les ménages, tous les pouvoirs qui ont eu et ont autorité sur les hommes sont ou des républiques fondées par des femmes, ou des monarchies féminines. Il ne faut pas se leurrer !

Le reste, n’est que tentative de ménage qui jamais ne réussira. L’idée est que là où un homme est au pouvoir on est certain de faire la guerre et de rester inculte…

La république étant cependant beaucoup plus crédible qu’une monarchie. Il faut donc régner en totalitaire et faire croire qu’on partage le pouvoir.

Mais avant de régner, il faut acquérir son pouvoir ou par les larmes, ou par la fortune (ici dans le sens de vider son porte monnaie et non d’avoir de la chance). Deux armes redoutables qui valent toute la vaillance du monde.


Prochainement:

"De comment enchaîner les hommes qui avant d’êtres occupés vivaient sous leurs propres lois"

mardi, octobre 02, 2007

Joyeux anniversaire Marc










Mohamed Melihi

Un joyeux anniversaire pour une personne qui me fait me rappeler mes meilleurs souvenirs, la sensibilité envahissante qui nous tient devant un beau tableau et cette envie de toujours aller chercher la beauté là où elle se cache.

Marc, okbal myat 3am (en marocain : puissions nous fêter ton centième anniversaire).

samedi, septembre 29, 2007

Bang bang!

Quémander au temps qui s’en va une seconde de gloire
Quémander aux rayons du soleil une lumière d’espoir

Exiger de l’autre une halte aux déboires
Exiger de soi de toujours y croire

Voir la vie
En noir…

Enfin !
Des fois…

jeudi, septembre 27, 2007

Rose rouge

Sourire à…
Une, non deux roses
Et Ma vie se meut en une prose
Ou un poème à peine éclos
Des mots et des sons
Nés d’une couleur
Rouge vif
Mots
Noirs
Sons
Noirs
Et
Un
Do

Qui jaillit du cœur d’une guitare

dimanche, septembre 23, 2007

Une histoire quelconque

J’aurais voulu revenir dix ans en arrière et revivre encore cette sensation d’amour inconditionnel.

Il est des moments dans la vie où l’émotionnel ne laisse aucune place au rationnel. Le cœur bat, des fois trop fort, et empêche toute autre résonance dans l’esprit. Ce fut mon cas. Ce fut ma vie il y a une dizaine d’année. Ce fut les plus belles années de cette vie.

Je vécu mes plus belles années d’amour à aimer dans la solitude. L’objet de mon amour langoureux était un homme que j’avais rencontré par une belle soirée d’été.

Ce fut comme une apparition, ou presque.

Je venais à peine de fêter mes quinze printemps. J’étais rêveuse. Toujours à errer dans mes pensées, dans des rêveries où il était surtout question de rencontrer l’homme de ma vie, mon prince, mon poète, mon artiste.

Cette soirée là fut différente. C’était en quelque sorte la dernière de l’été. Les amies de mes sœurs devaient rentrer chez elles. L’été étant terminé, elles rentraient avec leur famille dans leur ville lointaine. L’une d’elle, Nadia, devait rencontrer dans la même soirée son amoureux qui partait également le lendemain. Au début il n’était pas question que je les accompagne. J’étais une adolescente timide alors qu’elles étaient toutes de jeunes filles épanouies. Le hasard en avait décidé autrement. Je suis sortie rencontrer cette belle histoire d’amour qui dura trois ans.

Quand je suis descendue de la voiture, j’ai immédiatement remarqué son beau sourire. Je ne me souviens plus vraiment de la suite des événements. Je tenais à l’époque un journal que j’ai du perdre chemin faisant. La vie est incroyable. Elle emprunte des sentiers tortueux.

- Bonsoir, c’est Adil et toi ?

- Laila.

- Au fait, comme les autres ont décidé de déambuler en couples, il ne te reste que moi pour te tenir compagnie.

Je souris timidement.

- Bien sûr. On va marcher ?

On a marché pendant des heures. On avait discuté de tout et de rien. De nos goûts musicaux, nos lectures, la vie. La vie dont je ne connaissais rien et qu’il avait déjà appris à vivre. J’avais quinze ans, il en avait vingt quatre. Il me souriait.

Je croyais à une nouvelle amitié. J’en avais tant à l’époque. Je ne pouvais croire à de l’amour tellement j’étais idéaliste et réaliste à la fois, rêveuse et consciente que mes rêves ne sont pas sensés se réaliser.

Nos regards je retrouvaient souvent accrochés l’un à l’autre au courant de la soirée. J’étais timide, je frissonnais. Il était un charmeur avéré.

Il me prit soudain la main. Et la jeune fille que j’étais sentait ses jambes osciller. Je me rends compte qu’à ce moment précis de cette histoire, je porte un regard tellement hautain par rapport à toutes ces sensations fortes que j’ai dues ressentir à l’époque. Je suis mesquine, tellement méchante envers celle qui était moi.

Et pourtant je le sais, pour l’avoir écrit des milliers de fois sur des pages blanches, que cette soirée là était l’une des plus belles de ma vie, que pour la première fois j’éprouvais les sensations d’une femme face au destin incertain que présage la rencontre avec un homme dont le sourire la désarme…

Je me suis laissée aller à sa caresse, en silence, comme une prière collective à la quête d’une lévitation au-delà du temps et de l’espace. Un moment particulier que je n’avais jamais réussi à oublier, que dix ans plus tard je me rappelle avec une étonnante netteté ; « un souvenir qui restera gravé dans ma mémoire tel que rien ni personne ne pourra l’effacer » avais-je écrit à l’époque dans ce journal que j’avais fini par perdre. Je me souviens de cette phrase car elle a du être celle que j’ai écrite le plus dans ma vie !

La suite était des plus romantiques. Il pressait doucement sa main sur la mienne à chaque fois qu’il prononçait le mot « toi », qu’il répétait mon prénom « Laila » avec rêverie, qu’il me souriait. Cette soirée fut longue, « ce fut une vie » avais-je encore noté dans mon journal perdu.

Au terme de cette longue balade au bord de la mer…

Tiens c’était au bord de la mer et j’avais oublié de le mentionner. D’ailleurs, cette histoire ne pouvait se passer qu’au bord de la mer !

Ma rencontre avec mon premier amour ne pouvait être qu’au bord de la mer. Cette mer qui m’avait accompagnée dans mes poèmes, dans mes rêves, dans mes balades solitaires et toutes ces oraisons que je chantais au soleil couchant.

Je disais donc au terme de cette longue balade, il était question de rencontrer les autres et de rentrer tous en voiture. Il a préféré prendre place dans la même voiture que moi. Il me tenait dans ses bras, ne lâchait pas ma main et en descendant il m’embrassa au coin de la bouche, me fit un clin d’œil et me dit tout bas : « on va bientôt se revoir, je te le promet ! ».

Il est parti. Je ne l’ai revu qu’après trois ans et il était quelconque. Ces sentiments d’amour profond, d’engouement inconditionné, de fougue fiévreuse que j’ai éprouvé durant trois années de ma vie, étaient quelconques…

samedi, septembre 22, 2007

Looking to the sky


Stars are asking why the moon is so close to me…
And I’m wondering why they are so shy

jeudi, septembre 20, 2007

Hier

Hier, lointain
Le temps d’une seconde
J’avais fermé les yeux
Il y avait du sable

Du vent, une tempête

Tu avais ouvert les bras

Et là…

Le bonheur inouï d’être enfin

Déjà mes yeux…

Mouillés

Des larmes de joie

Ou était-ce le sable ?

Hier encore, j’ai fermé les yeux
Le temps d’une seconde
Tu étais heureux
Elle était heureuse
J’étais heureuse
Et les larmes coulèrent
Invisibles
Mais ce n’est nullement le sable
C’est juste l’envie de toi
Le manque de toi
D’une tempête de sable
De tes bras.

 
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