vendredi, mars 09, 2007

Missing you








Yesterday I was missing little things that I couldn’t identify
Today I’m officially missing you…

samedi, janvier 20, 2007

Des dérives et de l'éthique...


Comme d’habitude, mon dernier livre.

J’avais envie de renouer avec mes amours d’enfance – j’étais une enfant précoce- et lire Naguib Mahfouz. J’ai choisi alors, au grès du hasard j’ose l’avouer, de lire Dérives sur le Nil que j’ai terminé avec un gout d’inachevé. C’est le premier livre de Mahfouz que je lis en français et j’avoue que je n’y ai pas trouvé autant de plaisir que jadis (oui précoce je l’ai déjà dis).

Ceci dit, je l’ai lu tout de même avec beaucoup de plaisir, en me projetant avec les personnages du livre dans un monde de contradictions ou l’absurde domine la réflexion de chacun et ses aspirations dans la vie.

Une tentative de ramener une bande de drogués vers une dimension où l’éthique et la moral serait les seuls maîtres à bord échoue lorsque la seule personne prônant le sérieux accepte de fuir devant l’assassinat pour l’amour, soutenant ces autres, ceux qui fuient la vie pour le narguilé, l’accoutumance à la drogue qui leur fait vivre un monde de débauche certes, mais tellement plus signifiant que ce monde regorgeant d’absurdités qui les entourent.

Cette lecture m’a laissée sur ma faim. J’aimerais découvrir l’essence même de l’éthique, partir à la recherche de l’humain enfui en moi pour ne pas céder aussi à l’absurde ambiant.

Me conseilleriez-vous alors L’éthique de Spinosa ou Humanisme et Islam de Arkoun ? Les deux patientent sur ma liste d’attente, aujourd’hui assez longue vue que je suis devenue plutôt kassoula (feignante pour les non arabophones) comme aime à dire ma moitié…

Alors lequel ? Hein ?

mercredi, janvier 10, 2007

L'Algérie, le terrorisme, le hashish, Omar Khayyam, Hassan Assabah...au déjeuner







Alamout

En déjeunant aujourd’hui au bureau, je discutais avec une collègue algérienne du terrorisme en Algérie. Elle insistait sur le fait qu’il n’y avait plus de terrorisme tel que nos voisins algériens l’ont connu pendant dix ans, mais qu’il faudrait parler désormais de banditisme.

Cette discussion m’a rappelé un livre que j’avais lu il y a quelques temps, L’explication de Y.B.

J’avais envie de la taquiner en reprenant la théorie de Y.B. du fait que le terrorisme en Algérie était bien plus que ce qu’on connait du terrorisme de nos jours. C’était une manifestation de l’ère du terrorisme de la secte des Assassins d’Alamout ou des Hashashins comme aime à les appeler Amine Maalouf dans son Samarkand, qu’elle est entrain de lire par ailleurs.

Je voulais qu’on relate ensemble l’histoire mitigée et insolite de cette secte, qu’on débatte la véracité d’une telle théorie (même si Y.B. avait insisté sur le caractère fictif de son ‘explication’)…mais voilà, connaissant les algériens, je me suis abstenue…

Je devine un peu sa réponse : « le terrorisme nous est donc parvenu du Maroc…n’est ce pas l’Eldorado des Hashashins par excellence ? »

Pour finir, j’ai laissé tombé la discussion sur le terrorisme et j’ai prété une oreille distraite aux derniers comérages.

J’ai tout de même envie de vous inviter à lire « L’explication ». C’est un livre amusant et surprenant. L’imagination d’Y.B n’a d’égale que sa connaissance de l’histoire de la secte.

En lisant L’explication, n’oubliez surtout pas de vous délecter avec quelques quatrains d’Omar Khayyâm ou du moins passez quelques heures en sa compagnie et celle de Hassan Assabah le fondateur des Assassins…où ça ? A Samarkand bien sûr !

dimanche, janvier 07, 2007

Le Titien

L’exposition de Titien au musée du Luxembourg (jusqu’au 21 Janvier) devrait être une excellente occasion de se rincer les yeux, comme on dit chez nous. Je suis un peu amère en le disant car, pour l’instant, moi je n’y ai pas droit. Je me contenterai peut être de ça ou alors ça, mais Titien m’échappera…en tout cas cette fois.

Je me console en regardant ce tableau, « Jeune fille au miroir ».








Pétrarque avait écrit un poème, parait-il (j’ai beau chercher mais en vain), décrivant le miroir comme un ennemi de l’amant. Je trouve cette comparaison pertinente, vu qu’une femme amoureuse confronte souvent son reflet dans le miroir à celui qu’elle décèle dans les yeux de l’amant…pour découvrir, certainement, lequel est le plus fidèle…

Alfred De Musset quant à lui, avait écrit ce poème pour mon plus grand plaisir, à moi qui ne reste pas souvent devant un miroir, me contentant de l’amant…

Le fils du Titien

Lorsque j'ai lu Pétrarque, étant encore enfant,
J'ai souhaité d'avoir quelque gloire en partage.
Il aimait en poète et chantait en amant ;
De la langue des dieux lui seul sut faire usage.

Lui seul eut le secret de saisir au passage
Les battements du coeur qui durent un moment,
Et, riche d'un sourire, il en gravait l'image
Du bout d'un stylet d'or sur un pur diamant.

O vous qui m'adressez une parole amie,
Qui l'écriviez hier et l'oublierez demain,
Souvenez-vous de moi qui vous en remercie.

J'ai le coeur de Pétrarque et n'ai point son génie ;
Je ne puis ici-bas que donner en chemin
Ma main à qui m'appelle, à qui m'aime ma vie.

Et là je penserais peut être à voix haute et dirais…ma vie à qui m’aime :)

jeudi, décembre 07, 2006

Au-delà des frontières


S’est tenue ce soir le vernissage de l’exposition de photographie « au-delà des frontières » à l’Institut Français de Casablanca. Une exposition organisée par l’ambassade Suisse au Maroc et dont les photos sont prises par divers photographes.
Je ne voudrais pas faire le commentaire de l’exposition. Je n’ai pas la prétention de pouvoir le faire, ni l’envie de le faire par ailleurs.
C’est qu’il faut aller voir par soi-même et apprécier. Apprécier les détails, les regards, les larmes, les visages, l’Homme. Un Homme qui a souffert et qui continue à le faire pour la simple raison qu’il y a des fous de guerre mais aussi et surtout parce qu’il existe quelque chose qui s’appelle frontière…
Frontière entre l’homme blanc et cet autre ‘ersatz’ d’homme noir, frontière entre la richesse et la misère la plus affligeante et surtout toutes ces frontières entre des peuples que tout réuni…ces barbelais qui séparent aujourd’hui les Hommes !
Allez-y voir…

PS : Devinez un peu où a été prise la photo (Najlae…shut !!!).

lundi, novembre 27, 2006

Mon regard vacille souvent entre le tangible, le perceptible et un reflet dans un miroir, sans que je puisse vraiment voir…

« Toi, au contraire, tu voudrais comprendre comment un tableau historiquement déterminé – réalisé et regardé dans telles et telles conditions matérielles et culturelles – a pu produire des effets imprévus, imprévisibles et même impensables pour son auteur et ses destinataires. »


Marc Lenot m’a offert dernièrement « On n’y voit rien » de Daniel Arasse. Je voudrais le remercier pour son geste généreux mais aussi pour cette lecture riche et excitante qu’il m’a donnée l’occasion de faire.
Daniel Arasse décrit dans son livre six tableaux de maitres en les tournant et retournant- si je puisse dire- dans tous les sens, combinant iconographie, histoire, philosophie et instinct pour aller chercher dans ces tableaux le non-visible, qui n’est autre que ce qu’on devrait voir et non regarder.
Il est vrai qu’il cède rapidement à son « démon de déduction », mais c’est un démon enchanteur qui fait revivre les regards éteints et jaillir du fond de soi une lumière nouvelle qui illumine (faute l’aluminer) tous ces recoins sombres d’un tableau, d’une peinture, de « l’acte de peindre »…
Une lecture enrichissante (je me répète là !) que je recommande à tous, les férus d’art comme ceux à qui ça importe peu. Et surtout n’oubliez pas de remercier Marc !


mardi, novembre 14, 2006

L'absence




















Absence - Dominique Houyet

Comment justifier l’absence si ce n’est en arguant le trop plein de présence ?
Tout ceci me manque. Les mots, les murmures, les rires et les envies d’écrire.
J’étais partie fouetter encore quelques chats égarés. Des Flip par ci, des Philippe par là…et j’en suis, comme qui dirait épuisée, lassée de courir pour attraper le temps qui file et plein d’autre rêves qui défilent.
Je reviendrais surement avec un peu plus de poésie dans l’âme et beaucoup de lumière dans les yeux…et dans le cœur.
M’attendriez-vous ?

lundi, octobre 09, 2006

Les ombres



















Avec les mots simples d’une petite fille
Je vais te conter mon rêve d’une nuit

Je commencerai peut être par les mots de Khayyam
Nullement complainte mais un répit de l’âme

Si tu punis par le mal, le mal que je fais
Qu’elle est la différence entre toi et moi, dis ?

Pour te narrer ensuite cette nuit sombre
Peuplée d’histoires anciennes et d’ombres

Une ombre d’un passé lointain mais vivace
Qui, à la fois, me ravive et me tracasse

Sur le chemin d’un atelier d’arts
Les histoires de marquez et les remparts

Cent ans de solitude sont cette nuit
Sans toi, sans la soupe et le pain de mie

Sur l’île de Mada, on avait ri aux éclats
Après un long chemin et des questions au tas

Quelles questions ? Quelle attache ?
Sans attache ? Quel amour dans ce cœur tu caches ?

Mon cœur a l’innocence d’une ville blanche, Alger
La casbah, Bab-louad, la tchitchi, la pâtisserie et l’étranger

Et l’ombre s’estompe et prend avec elle
Le souvenir d’un nouvel amour et de nouvelles ailes

Une autre ombre, à Paris et sur les traces de Majorelle
Des moments au goût de meringues et de miel

Une autre ombre, des dunes de sables et des mirages
Entre un lever et un coucher, une vie, la belle image

Une autre ombre qui me saisisse
Elle est belle et métisse…

Vas ! Non attends, je te raconterais la suite à mon réveil
Car là mon rêve me rattrape et m’émerveille

samedi, octobre 07, 2006

Crépuscule









Goutte d’eau qui tombe et se perd dans la mer,
Grain de poussière qui se fond dans la terre.
Que signifie notre passage en ce monde ?
Un vil insecte a paru, puis disparu.

Omar Khayyam


L’homme tirait son chien et courrait plus vite que son ombre, et son ombre suivait celle là du chien. Il parlait comme un aliéné, fiévreux, maladroit, possédé comme par une sombre lueur de folie soudaine.

Quand il franchit les portes de la médina, les ombres de ses étroites ruelles s’abattirent sur lui et il en devint coi le temps d’un souffle, puis s’élança encore dans sa course déchaînée. A son passage, les femmes et les enfants s’esclaffaient de rire alors que les vendeurs ambulants écartaient précipitamment leurs charrettes et huaient bruyamment leurs bourriques. Ils l’attendaient, avaient prévu son passage et s’y étaient préparés.

Un jet d’eau d’une fenêtre à l’ombre d’un moucharabieh. Il s’arrêta, jura et menaça puis repris son chemin.

Je demandais alors à une passante qui était cet homme étrange.

Elle me répondait que c’était Brahim le fou. Il courrait chaque jour dans la médina, laissant derrière lui le rire des uns, la stupéfaction des autres. Un mélange de sentiments. Le désarroi, la crédulité, l’angoisse, l’amusement, la pitié, la tendresse, la méfiance, l’ironie…

Je me lançais à sa poursuite sans même laisser la passante terminer sa phrase. C’est lui. Le marchant de contradictions qui jadis peuplait mes rêves !

Haletante je pus enfin l’atteindre, l’arrêter le temps de lui poser une question et d’écouter sa réponse.

- Dites moi ! Qu’est ce la vie ? Qu’est ce la mort ?

- La vie c’est vouloir posséder la vie. Aller de l’avant. Oublier le temps passé, celui des amours, des amis, des rires et des pleures. Partir au loin pour se chercher, se retrouver ou ne retrouver que son ombre, une histoire de ce qu’on aurait pu être, de ce qu’on ne sera jamais.
Courir plus vite que l’ombre de son chien. Déferler le temps, défier la tempête. Prendre dans une seule poignée de main toute l’eau limpide de la source et laisser mourir les poissons, faner les roses, effacer la mémoire.
Demeurer silencieux. Errer dans l’obscurité des idées, voir une lumière et l’égarer. Mourir, renaître, d’ombre et de lumière.
La mort ? C’est un coucher du soleil.
Il est beau le coucher du soleil, triste est beau, mais le lever est une réincarnation !

Il prononça le dernier mot en regardant le crépuscule rapide d’Afrique s’abattre sur la ville et il courut…

vendredi, septembre 15, 2006

Encore des meringues...


-









- Allo !! tu prépares encore des meringues?

- Non, j’ai arrêté.

- Tu as donc trouvé une réponse à ta question.

- Non, mais j’ai découvert que ma question n’avait pas d’importance.

- Et qu’est ce qui a de l’importance ?

- Rien ! Rien de ce qui est mon histoire. L’important ce n’est pas plus le passé que ce que pourrait apporter le futur. L’important c’est d’inscrire ce moment vécu dans le présent et de le vivre tout simplement.

- Hein ?

- En clair, je n’ai pas à préparer des meringues et à continuer à le faire juste pour réponde à une question. Il faut vraiment le vouloir, le désirer et ensuite le vivre intensément.

- J’ai compris, c’est un peu comme la vie…

- Peut être…

 
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