mercredi, août 02, 2006

Tyr…jeune tu as résisté, six fois millénaire tu résisteras













"Tyr, où, selon la légende, fut découverte la pourpre, fut la grande cité phénicienne maîtresse des mers, fondatrice de comptoirs prospères comme Cadix et Carthage. Son rôle historique déclina à la fin des croisades. Elle conserve d'importants vestiges archéologiques, principalement de l'époque romaine. " (source : www.unesco.org)

Inscrite au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1984, Tyr (Sour) est aujourd’hui bombardée par la machine de guerre sioniste sans relâche. Une hégémonie faisant fi de toutes les lois humaines et divines.

Mais Tyr résistera, comme elle a résisté au siège des Babyloniens treize ans durant, elle résistera aux crimes de cette poignée de scélérats israéliens…

Culture Liban











Ils veulent le tuer, le détruire...
Ils pourraient essayer indéfiniment.
Le Liban survivra !

Ce blog se consacrera les jours qui suivent au Liban. Edward Said disait qu’on ne peut échapper à la politique. Soit ! Il serait question de Liban, le Liban dans toutes ses « cultures » !

Nos cœurs sont sur le front et ce qui reste de nous…a honte !

mardi, août 01, 2006

Dit-il en Javanais


"On a tous besoin à un moment ou un autre d'être seul avec soi et rester juste tranquille, juste à réfléchir, juste à contempler les choses qui nous entourent, les apprécier, les détester, les aimer ou tout simplement les ignorer..."

jeudi, juillet 20, 2006

Le rocher de Tanios - Amin Maalouf

Par les temps qui courent, par cette déflagration de haine, d’injustice et d’hégémonie sioniste, je voulais apporter une contribution à la considération de la lutte libanaise, cette lutte de la dignité et de la gloire.

Je le fais avec mes mots, avec mes très modestes moyens, avec ces pensées profondes d’admiration pour ce peuple tenace et digne dont le pays croule aujourd’hui sous les bombes.

Je le fais en pensant à un livre, en vous parlant d’un livre. Le livre d’un libanais, un des plus connus, Amin Maalouf, qui n’est plus à présenter par ailleurs.

Dans ‘Le rocher de Tanios’, Amin Maalouf aborde les thèmes qui ont le plus influencé son être et le plus caractérisé sont œuvre. Le Liban profond, celui des dissemblances et des ressemblances, celui de la quête acharnée de liberté, de la recherche de son identité propre dans un pays où religions et langues diverses se côtoient et s’influencent mutuellement, où le citoyen lambda est le produit à la fois pur et métisse de divers systèmes de valeurs, d’une multitude de cultures. Ce Liban tellement beau par ces contradictions…

Puis vint l’exil, celui de Tanios ou de Maalouf, on ne saurait dire. L’exil qui reste la seule issue de celui qui cherche son identité dans le tumulte des disparités, ou cet autre qui fuit un destin tragique. L’exil, tel qu’en parle Maalouf : « " A quoi bon ? Ce n'est pas ainsi qu'on prend la décision de partir. On n'évalue pas, on n'aligne pas inconvénients et avantages. D'un instant à l'autre on bascule. Vers une autre vie, vers une autre mort, gloire ou oubli. Qui dira jamais à la suite de quel regard, de quel parole, de quel ricanement, un homme se découvre souvent étranger au milieu des siens ? Pour que naisse en lui cette urgence de s'éloigner, ou de disparaître ". »

Le rocher de Tanios, relate l’histoire de Tanios, l’enfant illégitime de la très belle Lamia et du Cheikh de Kaferyabda, un village libanais chrétien. Une épopée qui le porte des montagnes libanaises jusqu’à Chypre et qui lui fait lire le texte de la déposition de l’émir des montagnes, celui-là même qui aurait exécuté son père après que ce dernier ait assassiné le patriarche.

Ce livre est un essaim d’événements qui se suivent dans une logique toujours surprenante, une profondeur des sentiments, des sensations et des émotions, et surtout un Amin Maalouf qui fait avouer aux mythes l’histoire du réel…


PS : Merci à Fadwa et Wail de m’avoir offert ‘The rock of Tanios’ et tous mes vœux de bonheur à vous deux.

mercredi, juillet 19, 2006

Ouvert 24/24h 7/7j (ou presque...)

Petits et moins vieux, oubliez les pétitions, les réclamations et les supplications !

Vous avez gagné, je rouvre mon blog, quoique je n’ais pu atteindre les 200 commentaires qui me prient de revenir et les 32 mails de mes funs qui menacent de quitter à jamais ce monde baroudeur et récalcitrant des blogs…

Je reviens après m’être essayée à écrire ailleurs (en cachette… :s). Je voulais retrouver l’inspiration que j’ai perdue sur ce blog…

Ce pauvre petit chou de blog auquel j’ai infligé les plus tristes poèmes (sachant que faire rire est plus difficile que faire pleurer, j’avoue que je m’en veux énormément pour ce choix de la facilité). Tenez, il y a Larbi qui vient de poster un commentaire et que je lis comme une réponse à ce que je viens d’écrire… Sacré Larbi !

Donc, je disais que mon blog (celui-ci et non pas cet autre ou encore celui-là) a terminé de prendre son grand congé et que la boutique ouvre ses portes, ses fenêtres et ses ailes…pour s’envoler dans un air de pure fraîcheur.

PS: Pour les inconditionnels de moi-même (15 commentaires tout de même de supporters... ça donne la grosse tête ;)) je blog également sur maroc-it.

vendredi, juin 23, 2006

Fermé!

Ce blog va prendre un très long congé ou peut être il sera fermé pour de bon.
Merci.

vendredi, juin 02, 2006

Quand elles parlent de voyelles...


Femmes bleues - Didier Weissenstein

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes

Voyelles - Arthur Rimbaud

Elle : que de couleurs qui s’enluminent dans ma tête et consomment mes consonnes…

Elle-l’autre : détrompes toi l’amie, ce sont tes voyelles qui, dans ta petite tête, raisonnent.

Elle : fichtre ! Qu’en sais-tu petite intrépide, des amours qui bouleversent l’être ?

Elle-l’autre : j’en sais peut être plus que ne laisse entendre un A suivi d’un O, môme piètre !

Elle : ah ! Quel baragouinage !

Elle-l’autre : souvent tu en fais des enfantillages…

Elle : explique morveuse !

Elle-l’autre : quand sonne l’heure du départ, un A renversé, nous embaume d’une Volupté savoureuse…

Elle : mais encore !

Elle-l’autre : Le E se meut en Euphorie, utopie de l’être, sacrée ceinture d’or…

Elle : balivernes !

Elle-l’autre : dans mon Immense monde, mes I, mes Idioties, ces heures Insaisissables où la solitude hiberne.

Elle : tu m’émeus, le sais-tu ?

Elle-l’autre : attends de voir tous mes O, mes Odes, Ode à la mer*, Ode à une beauté nue*…

Elle : qu’elles sont belles…les voyelles !

Elle-l’autre : tu es belle, telle une consonne, sur terre, perturbée par une voyelle, se donnant des ailes…

Elle : te revoilà devenue mégère !

Elle-l’autre : non, je te raisonne comme une mère

Elle : tu m’exaspère encore…attention, je te jette un sort !

Elle-l’autre : soit, il y aura toujours l’amour des êtres et celui des corps…

* : poèmes de Pablo Neruda


lundi, mai 29, 2006

Flip le chat de gouttières (4)



L’image marqua Philippe au plus profond de son âme, et c’est ainsi que ressurgirent les souvenirs…

Il avait d’abord l’impression d’avoir vu cette scène quelque part dans le temps passé, mais ensuite, les images devinrent plus claires, les visages plus limpides, les voix criardes plus familières.

Le Bel, pensait devenir fou. En lieu et place de cette femme au foulard décrépi et de son chenapan d’enfant, il vit s’installer devant lui l’image d’une femme attendrissante, d’un enfant capricieux, pleurant à chaudes larmes pour un jouet, pour lequel, Philippe le ressentait de plus en plus intensément, il vouait le plus grand amour.

Philippe resta cloué à sa place pendant un long moment, la femme et son enfant s’éloignèrent et avec eux leur vacarme strident, mais les images s’incrustaient de plus en plus dans la petite tête, qu’il croyait perdre, du pauvre chat désarçonné.

Une lumière, une brèche de lucidité, incita soudain Philippe à chasser ces images perturbantes, à respirer lentement et à réfléchir plus calmement.

Quand il reprit ses esprits, Philippe se retrouvât submergé par des souvenirs lointains, il se vit vivre dans une maison ensoleillée, peinte en un blanc flambant qui contrastait avec le bleu azur des fenêtres. Une femme habillée d’une longue robe à capuchon telles celles qu’il a vues au port et chaussée de ces mêmes chausse-pieds en forme de triangle, rentrait, un panier regorgeant de légumes, de fruits et d’autres friandises, à la main, fermant la porte avec douceur, l’appelant- comment déjà ?- avec sa voix chatoyante pour lui servir un poisson cru sur son assiette…

Philippe n’en revenait pas. La scène portait en elle tant de détails, tant de vérité, qu’il était certain de l’avoir déjà vécue !

Une idée saugrenue lui vint inopinément à l’esprit. Il avait entendu dire qu’un chat disposait de sept vies qu’il pouvait dissiper à loisir, jusqu’à la dernière, son ultime chance, mais dont il gardait peu, ou prou, le souvenir.

Serait-ce bien l’une de ses vies antérieures qui s’impose ainsi à son présent, un présent qui n’est d’ailleurs guère rassurant et qu’il sacrifierait sans remords à un souvenir d’un délicieux repas au poisson frais ?

Le voleur de Crésus















L’incident s’était produit au VIème siècle de l’ère chrétienne, un malin voleur s’était introduit dans le palais de l’homme le plus riche de son temps, Crésus roi de Lydie (actuelle Turquie) en lui dérobant une broche et une pièce de monnaie…

Evidemment Crésus n’a pas tiqué, mais le musé turque d’Usak si !

Deuxième version des faits : le musé d’Ankara vient de se rendre compte qu’une broche et une pièce de monnaie du trésor de Crésus avaient été remplacées par des reliques.

L’histoire peut paraître au premier abord assez banale. Combien d’objets d’art de valeur inestimable ont été volés au fil des siècles, sans jamais être retrouvés, me diriez-vous ?

Mais attendez, les objets volés faisaient partie d’une collection que le musé métropolitain de New York avait acheté dans les années 60 et qu’il a dut céder au musé turque après 30 ans de batailles juridiques...tout en sachant qu’il y avait deux reliques dans le fameux trésor de Crésus !

Et maintenant c’est au tour du musé d’Usak de le découvrir !

C’était juste pour dire, qu’à vouloir atteindre la lune on s’écrase, la tête première, sur le sol dur, ou pour être plus limpide, il ne sert à rien de chercher à être riche comme Crésus si l’on est con comme la lune…


Houda…lunatique et fauchée

mardi, mai 23, 2006

Femme de lumière


Emilie du Châtelet

Dans sa dernière livraison, « The economist » m’a fait découvrir pour la première fois Emilie du Châtelet. L’article évoque une femme qui était non seulement l’amante de Voltaire, mais un des esprits les plus brillants des lumières.

L’article se base particulièrement sur l’étude faite par un certain David Bodanis et publiée dans son livre « Passionnate Minds : The Great Enlightenment Love Affair ». Il présente Emilie comme une des plus intelligentes femmes de son temps. Elle a, notamment, traduit les ‘principia’ de Newton et a démontré plusieurs de ses théorèmes qui ne l’avaient pas été.

Il parait même que la fameuse c² (célérité de la lumière), Einstein l’aurait directement tirée de des recherches d’Emilie pour nous pondre la célébrissime formule E=mc².

Voilà ce qu’il en est de l’article, sans aller trop dans les détailles de la vie d’Emile, morte à l’âge de 42 ans d’une infection suite à une grossesse. Elle était enceinte de son amant, un jeune poète, après qu’elle ait « largué » Voltaire, le froid, le frigide, le trop brillant Voltaire.

Cet article n’a fait qu’attiser ma curiosité, j’ai donc fais illico presto ma petite enquête !

Après avoir parcouru quelques liens…j’ai découvert que je suis une grande INCULTE !!! Comment ai-je fait pour ne jamais en avoir entendu parlé ?

Bref, je m’en vais de ce pas…chercher un peu de lumière pour la former en halo autour de ma petite tête !

Houda…dans l’obscurité.

 
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